Dans le récitLe col de la Brèche
Mathis est le seul survivant. Il se souvient pourtant de les avoir tous ramenés. L’avalanche a laissé un bilan que personne ne conteste. Mathis Delmas porte une autre ascension : un itinéraire différent, des gestes encore possibles, une issue où ses compagnons vivent. Ce souvenir n’apaise pas sa culpabilité. Il lui donne une direction.
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Mathis le vit avant même de lire l’étiquette en papier attachée au doigt de fil de fer. Un large HMS orange, anodisation mangée sur l’arête, vis grippée par une poussière blanchâtre. Il le connaissait depuis six ans. Léon l’appelait « la serrure », parce qu’il fallait deux mains pour le fermer quand il gelait. Il n’avait jamais appartenu à Noé Perrin.Lire l’extrait ↗