Dans le récitSan Isidro
À San Isidro, le Jour des Morts réveille aussi le souvenir de ceux qui auraient survécu. En 1910, Remedios Salvatierra prépare l’autel, accueille les portraits et tient le grand livre des familles. Chaque objet doit retrouver sa place. Mais les récits qui arrivent cette année ne racontent pas tous les mêmes absences. Certains morts semblent avoir vécu ailleurs une vie que leurs proches reconnaissent.
Ouvrir le roman ↗Un instant dans les premières pages
Remedios le redressa une première fois, puis une deuxième. Le carton avait gondolé avec les années et refusait de tenir contre le mur de briques blanchies, même avec deux épingles. Sur la photographie, Silvestre posait dans une veste trop grande, le menton levé comme s’il s’était fait surprendre au moment de contester quelque chose. Il avait disparu sept ans plus tôt. Personne à San Isidro ne l’avait vu mort.Lire l’extrait ↗