Dans le récitLe musée de l'autre vie
Il a construit un musée de leur amour. Elle vient d’acheter un billet pour le visiter. À Istanbul, Aras Aydin rassemble les objets d’une histoire qu’il se souvient d’avoir vécue avec Derya Sancak. Les pièces composent une intimité minutieuse, offerte aux visiteurs comme un monde à parcourir. Puis Derya franchit la porte. Pour elle, ce passé n’a jamais eu lieu.
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Le faux basilic, par exemple, était faux exprès. Dans son souvenir, Derya avait tué trois plants en deux étés et accusé successivement l’exposition nord, le terreau, un vendeur de Beşiktaş et le caractère « passif-agressif » des plantes aromatiques. Aras aurait pu exposer un plant vivant. Il avait préféré la reproduction en plastique, pour empêcher qu’un visiteur confonde fidélité et relique.Lire l’extrait ↗