Dans le récitJe te crois
Son patient se souvient d’un accident de bus. Il doit avoir lieu mardi prochain. Pauline sait écouter sans transformer chaque parole en fait. Mais Samuel Varenne ne lui raconte pas seulement une angoisse : il décrit une catastrophe avec une précision qui rend l’inaction difficile. Des inconnus pourraient mourir. Ou sa mémoire pourrait les conduire vers un danger fabriqué par la peur.
Ouvrir le roman ↗Un instant dans les premières pages
Pauline ne leva pas les yeux. Elle suivait au doigt la chronologie écrite par l’infirmière d’accueil. Huit heures dix-sept, appel des secours depuis un abribus. Huit heures vingt-neuf, arrivée de l’équipe. Huit heures cinquante-deux, admission. À neuf heures six, Samuel Varenne avait donné son nom, sa date de naissance et le numéro de sa sœur sans hésiter. La case « motif » disait : désorientation brève, malaise sans perte de connaissance certaine.Lire l’extrait ↗