Dans le récitLe manuscrit de Buenos Aires
Le manuscrit raconte sa vie. Puis celle qu’il aurait vécue s’il avait osé lui parler. Libraire à Buenos Aires, Gabriel Oribe sait qu’un livre peut déplacer quelque chose en nous. Il ne s’attendait pas à trouver sa propre existence dans un texte anonyme, ni les années qu’il aurait partagées avec Irene Costa, la femme restée au bord de sa vie.
Ouvrir le roman ↗Un instant dans les premières pages
La bibliothèque d’Héctor Rinaldi n’avait rien d’une collection au sens où Gabriel employait ce mot. C’était un climat. Des éditions courantes côtoyaient des plaquettes tirées à cent exemplaires, des livres de cuisine couverts de notes, des catalogues de galeries, des romans français achetés dans les années quatre-vingt et jamais ouverts. Rinaldi avait travaillé dans l’import-export, pas dans les lettres. Il achetait des bibliothèques entières lors de déménagements, gardait ce qui lui plaisait et laissait le reste s’accumuler. À sa mort, sa…Lire l’extrait ↗