Dans le récitSeule à Concordia
À Concordia, personne ne peut venir les chercher. Maëlle vient de revoir un collègue mort. Au cœur de l’Antarctique, la base impose ses routines, ses contraintes et une proximité dont on ne s’échappe pas. Une nuit, Maëlle Vautrin se réveille dans une version du lieu où Luca Ferri est vivant. Tout paraît assez familier pour y croire, assez différent pour ne plus savoir où se tenir.
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Maëlle Vautrin le savait, bien sûr. Elle savait aussi que celle du couloir nord avait un angle mort ridicule au pied du distributeur d’eau et qu’il suffisait de s’accroupir pour disparaître de l’écran sans même quitter le passage. Nils avait promis de la déplacer depuis trois semaines. Chaque fois qu’il passait devant, il levait les yeux vers le boîtier noir, comme on salue une connaissance dont on remet sans cesse le déménagement.Lire l’extrait ↗